Bonjour à tous et bienvenue.
ce nouveau post est destiné prioritairement aux discussions sur les monnaies romaines.
Il remplace l'ancien "discussions sur les romaines". Il n'est pas destiné aux identifications mais à l'approfondissement des connaissances.
Sur ce lien, vous trouverez des informations "Numisdoc" spécifiquement dévolues aux romaines: https://fr.numista.com/numisdoc/index.php?cat=1
notamment:
--Appellation des monnaies romaines
--Eléments de lecture des titulatures des monnaies romaines
--Guide pour les collectionneurs de pièces romaines antiques
--Les bustes sur les monnaies romaines
et d'autres en préparation.......
mais aussi des livres de référence: RIC, Cohen, l'Empire Gaulois entre autres en suivant ce lien: https://fr.numista.com/numisdoc/ouvrages-numismatiques-telechargeables-122.html
Bonjour
Je me lance avec une question peut être inapproprié
Quel ouvrage papier me conseillez vous pour m aider a devenir autonome pour id des monnaies
Concernant les "bibles" papiers, le Sear et le RIC sont les plus généralistes, mais quasiment introuvables, ou hors de prix. Par contre la version "en ligne" est tout à fait accessible. Le Cohen est "dépassé" mais aussi en ligne. Les liens sont dans le post de départ (bibliothèque).
Par contre si c'est un thème précis, il y a sans doute possibilité de trouver des bouquins sur "le Monnayage de X" ou de la période spécifique (Empire gaulois, les monnaies (grandes)"bretonnes" etc. Ou de te faire offrir le tome qui recouvre la période ou le règne choisi du RIC ou du Sear.
Hors de prix je vais chercher quand même sait on jamais jamais
Sinon quand j ai l ordi j utilise cgb et wildwind
Merci pour les noms d ouvrage et le reste
Une excellente ressource en ligne egalement est acsearch : http://www.acsearch.info/index.html
J'ai eu l'honneur d'assurer la traduction pour la version française du site (je n'ai aucun conflit d'interet je l'ai fait bénévolement, un des copropriétaires du site etant un ami)
Les ateliers n'ont été marqués de manière régulière qu'a partir de Dioclétien en 294. Des marques avaient été apposées auparavant, mais de manière variable, le plus souvent dans un des champs de revers. Il s'agissait souvent d'une lettre ou d'une étoile. Ce signe faisait une différence entre deux ateliers qui frappaient le même type de monnaie, mais n'était pas attribué "définitivement".
Un article sur ce sujet devrait paraitre très rapidement dans Numisdoc -encyclopédie sous le titre "les ateliers monétaires romains".
Pour faire de l'acier, il faut fondre le fer à plus de 1500 degrés. Or les possibilités de l'époque ne le permettait pas (les autres métaux connus -or argent cuivre et métaux blancs [zinc,étain,plomb] fondent avant 1100 degrés.
Les minerais de fer étaient donc chauffés "au rouge" et martelés afin d'agglomérer le fer et d'éliminer les impuretés (cela donnait les "dessins" des épées de type "Tolède"). Les forgerons pouvaient ainsi faire les coins de base en fer "doux". En toute petite quantité, ils arrivaient à fondre suffisamment de fer pour créer des "bâtonnets" qui étaient travaillés pour faire soit des "burins", soit des "matrices de formes" (un peu comme les lettres typographiques en plombs pour l'imprimerie).
Un fois affutés ou mis en forme (lettres, lignes, points etc), les bâtonnets étaient trempés et donc "aciérés". Ils étaient alors utilisés pour graver le "cylindre de fer doux" devenant le coin.
Les lamelles de cuivre, d'or ou d'argent étaient chauffées, posées sur le coin de dessous (en principe l'avers, lui même maintenu sur l'enclume dans une encoche) un aide posait le coin de revers et l'ouvrier frappait le coin de dessus. Il n'y avait plus qu'à découper la lamelle et arrondir la monnaie. Ce système explique les nombreuses monnaies décentrées. Une dizaine de pièces étaient frappées sur une lamelle, la première frappe se faisait sur un morceau très chaud, mais à la dernière, la lamelle s'était refroidie, entraînant les éclatements de métal (fissures). Le coins étaient utilisés au maximum, d'où souvent des frappes "très molles" d'un côté et comme neuves de l'autre.
Donc lorsque vous voyez un beau portrait, ayez une pensée pour ces ancêtres, leur infinie patience et leur dextérité !
Les mines d'argent de Melle sont à 25 km de chez moi.
Ils y font des démonstrations de frappes sur des flans en alliage (étain/plomb). On en trouve parfois en brocante et bien sur j'en possède une.